Délégationde Drôme - Ardèche

Un voyage à Assise pour l’Espérance

En septembre dernier, paroissiens et membres du Secours Catholique de la Drôme et de l’Ardèche, ont fait le voyage d’Assise pour rencontrer Saint-François. Une démarche spirituelle propre à donner aux participants le goût des autres et d’eux-mêmes.

Vue d'Assise

publié en août 2019

Le lundi 17 septembre vers midi, deux cars français arrivent au cœur de la vieille ville d’Assise, en Italie, avec à leur bord une centaine de personnes venues de Drôme et d’Ardèche. Les évêques de Valence et de Viviers ont encouragé leurs paroissiens à se joindre aux membres du Secours Catholique local pour entreprendre ce voyage spirituel auquel il aura fallu un an de préparation. Un exercice pendant lequel des fraternités se sont créées et la parole des participants s’est libérée.

À présent, ils touchent au but, ils sont sur les traces de Saint-François. Le temps est clément et le ciel reste azuréen tout au long de ce séjour de cinq jours où ils vont parcourir les lieux fréquentés par celui dont le pape actuel a pris le nom. « Assise est un lieu où un homme a choisi la pauvreté matérielle, explique Bruno, aumônier du Secours Catholique Drôme-Ardèche. Nous avons voulu provoquer la rencontre entre une précarité subie et une précarité choisie. »

La première rencontre avec François d’Assise a lieu ce premier après-midi quand les participants se rendent à pied à la basilique San-Francesco, blanche église au campanile carré où, depuis près de huit siècles, repose la dépouille du saint. Les jours suivants, le groupe visite différents lieux fréquentés par François d’Assise. Le dernier jour, les plus courageux graviront la montagne jusqu’aux “Carceri“, l’ermitage construit par les Franciscains à l’endroit où François venait se réfugier pour méditer.

On n’a pas été mis à l’écart parce qu’on n’était pas de confession catholique. Dans notre tête, nous sommes tous pareils. On vient tous d’un même Dieu

Tous les participants au voyage ne sont pas catholiques. Une femme musulmane remarque : « On n’a pas été mis à l’écart parce qu’on n’était pas de confession catholique. Dans notre tête, nous sommes tous pareils. On vient tous d’un même Dieu. »

« La force de ce projet a été de rassembler et de brasser des personnes aux profils très différents », précise Sarah, animatrice au Secours Catholique.

Les journées sont rythmées par les visites mais aussi par les moments de partage de la parole. Un jeune couple qui avoue vivre dans l’isolement savoure ce partage et se sent renaître.

Les membres du groupe ont appris à se connaître et à se faire confiance d’abord lors de la préparation du voyage puis lors du séjour. « Pendant cinq jours, nous avons vécu ensemble et avons eu un œil les uns pour les autres. Nous étions bienveillants les uns envers les autres » souligne Jadwiga, autre animatrice du Secours Catholique.

Sortis de leur quotidien, les participants ont un temps délaissé leurs difficultés. « Les pauvres nous évangélisent quand nous les écoutons, leur manière dont ils traduisent leur foi, ce qu’ils vivent, leur espérance. Ils ont cette capacité à penser à plus pauvres qu’eux », confesse Dominique, la responsable du Service Diaconie du diocèse de Valence dont l’évêque, Mgr Michel, lui-même participant au voyage, ajoute : «  : Quels vont être les maçons pour réparer (notre) Église ? Qui va apporter les pierres ? Ce sont peut-être ces voyageurs de l’Espérance. »

JACQUES DUFFAUT secours-catholique.org

Vidéo : © Service vidéo Secours Catholique-Caritas France

Imprimer cette page

Faites un don en ligne