Délégationde Drôme - Ardèche

Équipe de Privas et Chomérac

Prenons le parti de la solidarité

Quinze propositions d’ActionAid-Peuples Solidaires, du CCFD-Terre Solidaire, d’Oxfam France, du Secours Catholique-Caritas France à l’adresse des candidat-e-s en vue de l’élection présidentielle et des législatives 2017.

#Solidarité2017

Le 9 mars 2017 une conférence-débat a été organisée par le CCFD [1]-Terre solidaire avec le Secours Catholique à l’espace Ouvèze à Privas. Cette conférence portait sur le thème de l’agroécologie. Plus d’une centaine de personnes ont réfléchi, avec des porteurs d’initiatives locales, sur les enjeux liés à la justice climatique et à la souveraineté alimentaire en France et en Europe. Les bénévoles de l’équipe Secours Catholique de Privas et Chomérac ont participé au montage du débat ainsi qu’à l’animation pendant toute la soirée.

Le pourquoi de cette initiative

Nous sommes plus de 7 milliards de femmes et d’hommes sur la planète, chaque jour plus interdépendants et confrontés aux mêmes défis et crises (politiques, économiques, sociales, écologiques), qui se succèdent et s’alimentent.

Face à cette situation, les politiques publiques – aux niveaux français, européen et international – ne sont pas aujourd’hui à la hauteur des enjeux. Les citoyen-ne-s, en France et dans le monde, notamment les plus vulnérables, subissent de plein fouet ces crises et sont en attente de vraies réponses. Elles existent.

Les 15 propositions de l’initiative « Prenons le parti de la solidarité » portent sur trois thèmes :

  • Partager justement les richesses pour mettre fin à la pauvreté et aux inégalités.
  • Promouvoir la justice climatique et la souveraineté alimentaire.
  • Faire respecter les droits humains, en France comme dans les pays du Sud.

Déroulement de la soirée en quelque lignes : les mots de notre partenaire CCFD-Terre Solidaire

Les ateliers ont été riches d’échanges, grâce aux témoignages de 8 porteurs d’initiatives, tels que Agribio, Terre de liens, Artisans du Monde, Terre Adélice, l’Échoppe paysanne, la Confédération paysanne, Le Terreau jardins de Cocagne, la Frapna.

Les participants ont échangé sur l’importance de prendre la parole et de transmettre aux candidats aux législatives la teneur de leurs attentes. « La question est de savoir concrètement préserver les terres agricoles, les réserver à ceux qui les travaillent, éviter que les terres arables deviennent des parkings », a-t-on souligné dans le groupe de Terre de liens, dont la mission est un conservatoire de fermes louées à des paysans engagés dans les circuits courts et les pratiques écologiques.

Avec la Frapna, l’échange a souligné « le constant déséquilibre de la nature, l’extension incontrôlée de l’urbanisme destructrice des milieux naturels. » Agribio dit un « oui mais », en expliquant qu’il est « primordial que les gens soient informés de la transition nécessaire, et de faire masse en développant des idées intelligentes face à la désinformation. »

L’assemblée plénière a permis de donner un aperçu des échanges en donnant une large part aux attentes des citoyens à l’égard des candidats aux législatives. Un document leur sera transmis en mains propres par les organisateurs de la soirée.

Tous les participants en seront informés. « Si parfois on considère que l’action des citoyens est une goutte d’eau, il est important de valoriser la prise de parole citoyenne dans la société civile, face aux grandes questions qui secouent le monde, car il n’est pas tolérable qu’un enfant meurt de faim aujourd’hui parce que les terres de ses parents ont été achetées par une multinationale pour la culture extensive du soja ou d’huile de palme, ou parce que la guerre a tout détruit, ou parce que le dérèglement climatique engendré par les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés ont noyé les terres que ses ancêtres ont patiemment travaillées… » a écrit une participante.

[1] Comité catholique contre la faim et pour le développement.

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